Bénin : les aspirants au métier d’enseignant abandonnent les classes à partir du 31 octobre 2020

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La Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin (FéNaCEPIB), a adressé ce mardi 27 octobre 2020, une motion de protestation conjointement aux ministres des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, celui de l’économie et des finances sans oublier le ministre de du travail et de la fonction publique. Dans la motion, les enseignants pré-insérés ont fait part de leur revendication et ont exigé la satisfaction totale de ces dernières.

Les enseignants pré-insérés du secondaire veulent déposer la craie à partir du 31 octobre 2020. C’est ce qu’il convient de retenir à travers la motion publiée par la Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin (FéNaCEPIB).

Voici ci-dessous l’intégralité de la motion

Motion de protestation et de boycott des cours

A
– Monsieur le Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle;
– Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances;
– Madame le Ministre du Travail et de la Fonction Publique;

• Considérant la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 qui l’a modifiée;
• Considérant la loi n° 2003-17 du 11 novembre 2003 qui fait de l’éducation une priorité nationale;
• Considérant que l’État a vocation de garantir un emploi décent à la jeuness ;
• Considérant les traitements inhumains dont sont victimes les enseignants pré-insérés du Bénin;
• Considérant l’arrêté N°069 du 27 novembre 2019 fixant la charge horaire hebdomadaire des professeurs des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle toujours en vigueur;
• Considérant la disponibilité d’une base de données garnie d’enseignants qualifiés et compétents;
• Considérant que l’attribution des heures de cours par semaine en vogue dans nos collèges et lycées n’est pas de nature à garantir une offre éducative de qualité et à permettre le maintien au poste de tous les pré-insérés ayant servi l’an dernier ;
• Considérant les clauses issues de rencontre du 08 octobre 2020 entre le Président de la République, les centrales syndicales et les représentants des pré-insérés;
• Considérant qu’aucune des clauses de cette rencontre n’est respectée ;
• Considérant que près de cinq mille (5000) pré-insérés ayant servi l’an dernier sont laissés sur le carreau ;
• Considérant que le gouvernement fait preuve d’une politique de diversion face à la situation des pré-insérés ;
• Considérant que l’école publique béninoise est en berne depuis la rentrée 2020-2021;
• Considérant que la durée et le salaire contenus dans le contrat ne garantissent pas aux pré-insérés de bonnes conditions de vie et de travail;
• Considérant que les heures supplémentaires et certains salaires sont restés impayés aux pré-insérés l’année dernière.

A lire aussi : Bénin-Enseignement secondaire : les aspirants au métier d’enseignant abandonnent la craie

Nous, Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin (FéNaCEPIB), abandonnons les classes à compter du vendredi 31 octobre 2020 et exigeons la satisfaction des points suivants:
• la reconduction totale des pré-insérés ayant servi l’année dernière et ayant leurs noms dans la base de données;
• le redéploiement de tous les pré-insérés admis dans la base de données suivant l’ordre des tests d’admission;
• l’annulation systématique du contrat en cours de signature ;
• l’application de l’arrêté N°069 du 27 novembre 2019 fixant le quota horaire hebdomadaire des professeurs des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle;
• le respect strict de la masse salariale en vigueur au Bénin;
• un contrat de 12/12;
• le paiement sans délai des arriérés de salaire et d’heures supplémentaires aux enseignants pré-insérés.

En tout état de cause, la Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin prend l’opinion publique nationale et internationale à témoin et rend le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de son refus à satisfaire aux revendications ci-dessus énumérées.

Fait à Cotonou, le 27 octobre 2020.

Pour la FéNaCEPIB,

Les porte-parole,

Ferdinand Sourou MISSENHOUN

Pierrot Sourou L. AKODJENOU

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