Congo : Denis Sassou-N’Guesso peint le tableau de la Nation congolaise en 2021

Conformément à la constitution de 2015, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ce 28 décembre 2021, au Palais des congrès, a adressé son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès. Il a fait le bilan sommaire de l’action gouvernementale au cours de l’année qui s’achève tout en projetant l’année 2022.

Même exercice pour le chef de l’Etat : dresser l’Etat de la Nation de l’année en cours. Même lieu : Palais des Congrès. Mêmes acteurs, les parlementaires congolais réunis en congrès. Il s’agit d’une prescription de la constitution. Placé sous la direction du président de l’assemblée nationale, Isidore Mvouba, le congrès s’est réuni en mode réduit : seuls les bureaux des deux chambres du parlement et les groupes parlementaires ont pris part à la séance plénière, dans la salle des congrès. La COVID-19 a dicté sa loi.
C’est le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi qui a fixé l’auditoire sur l’ordre du jour de la séance plénière du jour. Prenant la parole à sa la suite de cette brève intervention du premier secrétaire de la chambre basse, le président du congrès a rappelé le contexte dans lequel se tient la présente. Un contexte marqué par la réélection du président Denis Sassou-N’Guesso en mars 2021, a-t-il déclaré, avant d’inviter le président de la République à prendre la parole.
Déroulant son message, Denis Sassou-N’Guesso a, d’entrée de jeu, salué les mémoires de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba, et de l’ancien premier ministre, Clément Mouamba, tous deux rappelés à Dieu courant cette année finissante, alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat, a déploré le chef de l’Etat.
Denis Sassou-N’Guesso a, par la suite, abordé la lutte contre la COVID-19 au Congo. Pour lui, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au-moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte. L’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le Coronavirus a-t-il instruit. « Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue », a soutenu le résident de la République, avant de réitérer son engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie.
Pour donner plus de vitalité à la gouvernance institutionnelle et systémique, Denis Sassou-N’Guesso entend réhabiliter le spectre et le réflexe de la sanction et appliquer la loi dans toute sa rigidité. Il envisage également de promouvoir le triptyque Rigueur-intégrité- efficacité, pour ne pas capituler devant l’emprise rampante de l’impunité.
Par ailleurs, le président de la République a souligné que, le futur Plan national de développement 2022 – 2026 offrira, pour les 05 prochaines années, le cadre d’exécution, de suivi et d’évaluation de l’action gouvernementale pour la création des richesses et la satisfaction des attentes légitimes du Peuple.
Denis Sassou-N’Guesso a assuré qu’il sera engagé une véritable croisade en faveur du développement de l’élevage bovin, porcin, caprin et de volaille ainsi qu’une pisciculture à grande échelle. Il s’agit ainsi de réduire les importations alimentaires dont le coût varie entre 500 et 700 milliards de francs CFA par année. Selon le président de la République, le passage à l’échelle de cette initiative novatrice et prometteuse se fonde sur un programme d’installation de 100 zones agricoles protégées qui démarrera sur l’ensemble du territoire national, dès l’année prochaine.
Le chef de l’Etat a également évoqué la lancinante question de l’emploi des jeunes en indiquant que le processus de recrutement, en rapport avec les quotas des années 2020 et 2021 pour un effectif global de 8 415 agents, est en cours d’exécution. Le gouvernement s’efforcera de maintenir ce cap dans le cadre du plan national de développement 2022 – 2026, a-t-il assuré. L’hôpital général de Ngoyo à Pointe-Noire sera mis en service au début de l’année 2022, a également déclaré le chef de l’Etat.
Pour Denis Sassou-N’Guesso, le Congo aborde l’année 2022 dans un contexte encore affecté par la pandémie de COVID-19. Aussi, a-t-il exhorté, chaque congolais à la persévérance dans l’effort. Un effort qui précède des lendemains rassurants, a-t-il précisé. Le président de la République a prévenu à ce sujet que les mesures d’assouplissement prises par la Coordination nationale de riposte sont donc susceptibles d’être renforcées de nouveau, en cas de nouvelle flambée de la pandémie. Car, « … ces mesures […] de riposte ne signifient nullement que la pandémie de COVID-19 a été définitivement vaincue dans notre pays ». Bien au contraire, « ces dispositions, qui ne doivent pas apparaître comme une mise en cause des efforts déjà investis, constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».
D’où, l’impérieuse nécessité de célébrer le nouvel an, en évitant les excès et dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte retenues.

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