Construction du corridor 13 : la volonté de poursuivre l’ouverture du Congo vers ses voisins

Illustration situation actuelle au lancement des travaux de construction du corridor 13

Illustration situation actuelle au lancement des travaux de construction du corridor 13

Dans ses légitimes ambitions de développement, la République du Congo a mis un accent particulier sur la construction des infrastructures de base, dont les routes qui garantissent l’intégration sous-régionale. La construction du corridor 13, dont les travaux ont été lancés, le 20 mai 2023, à Ouesso, par le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, s’inscrit dans cette logique.

Le chef de l’Etat congolais a la suite dans ses idées. Il est certain que l’Afrique connaitra le développement. Pour cela, le continent doit être doté d’infrastructures qui assurent son intégration économique, sociale et politique. D’ailleurs, en marge de la conférence sur les fonds innovants pour le développement, tenu à Paris en 2007, le président Denis Sassou-N’Guesso, qui conférait avec les ambassadeurs africains à Paris, avait alors donné son point de vue sur l’intégration africaine : « Il est inconcevable que les africains caressent le rêve du développement, en même temps qu’ils s’obstinent à se cantonner dans les micros-Etats légués par le colonisateur et soient prêts à s’entredéchirer au nom des micro-nationalismes ». L’Intégration Africaine est donc une initiative collective visant à permettre à l’Afrique, de pallier aux limites que rencontrent les micro-Etats dans leur quête de développement.

Dès lors, la construction du corridor 13, comme celle d’autres routes d’intérêt sous-régional construites avant ont un double rôle : désenclaver les localités qu’elles traversent sur le territoire congolais, mais aussi ouvrir le Congo aux pays voisins, donc assurer l’intégration sous-régionale.

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Pour le cas du corridor 13, Brazzaville sera ainsi reliée à deux autres capitales sous-régionales à savoir : Bangui pour la RCA et Ndjamena pour le Tchad. Denis Sassou-N’Guesso pose ainsi les actes pour l’édification d’une Afrique développée et intégrée.

Le président Denis Sassou-N'Guesso lançant les travaux de construction du corridor 13
Le président Denis Sassou-N’Guesso lançant les travaux de construction du corridor 13

Les routes Obouya-Boundji-Lekety-frontière du Gabon, Ketta-Djoum-frontière du Cameroun, Dolisie-Ndendé, frontière du Gabon… sont, en effet, des maillons importants du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), qui permettent l’intégration et facilitent la libre circulation des personnes, notamment dans la sous-région de l’Afrique Centrale. Ces routes constituent, à n’en point douter, des instruments d’un développement harmonieux à l’échelle du continent.

Intégration africaine, maillon du succès de la ZLECAF

L’intégration renvoie, notamment au processus par lequel plusieurs Nations institutionnalisent et organisent volontairement un espace commun et définissent leurs propres relations dans ce cadre. L’intégration africaine traduit la volonté des dirigeants du continent d’engager cette démarche en Afrique. Cette intégration se traduit, notamment par la relation physique entre les pays africains. Ici, la circulation des personnes et des biens est facilitée, grâce aux voies de communications qui relient les Etats entre eux, par exemple.

Maquette du futur corridor 13
Maquette du futur corridor 13

Par sa détermination de construire les routes d’intégration, le chef de l’Etat congolais est sans conteste dans le processus de mise en place des mécanismes favorisant la mise en œuvre de la ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine). C’est dire combien l’intégration africaine est l’une des clés majeures du succès de la ZLECAF, qui, elle, s’appuyant aussi sur la libre circulation des personnes et des biens, afin que le commerce inter Etat ne souffre pas de trop d’entraves.

Si les routes d’intégration que construit le Congo renforcent son rôle de pays de transit, elles contribuent aussi de façon inexorable à la mise en œuvre de la ZLECAF par la facilité qu’elles offrent aux commerçants de la sous-région et leurs marchandises de circuler librement entre les pays frontaliers. Pour l’Afrique Centrale, le Gabon et le Cameroun sont déjà reliés à Brazzaville par des routes bitumées. Bientôt la RCA et la Tchad le seront avec la construction du corridor 13.

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